Vivons La Lumière - Nath Shu

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- FORMES-PENSÉES ET ÉGRÉGORES par Anne Givaudan

 

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«A chaque fois que tu baisses les bras, ton énergie vitale s ’envole de ton corps à tire-d ’aile, elle va rejoindre une force commune, le grand égrégore des échecs humains, elle va empoisonner un peu plus la Terre, t'enfermer avec plus de sûreté dans ta négativité.»

(De Mémoire d ’Essénien)

 

«Qu’est-ce qu’un égrégore ?

C ’est avant tout un mo­teur, une masse d’énergie alimentée par toutes les pensées du même type qui circulent à la surface du monde» (Wesak)

 

 

J’aimerais vous faire part du voyage d’une Forme-Pensée (FP) car il me paraît essentiel de comprendre son cheminement. La compréhension du processus d’action d’une FP, lorsqu’il est bien assimilé, permet à son porteur de s ’en libérer. En fait, un égrégore n ’a pas de vie en soi mais unique­ment parce qu’il est nourri des FP de chacun.

 

 

 

Je vais vous faire part ici d ’une expérience qui vous permettra de mieux comprendre le processus :

 

                                    SIMON par Anne Givaudan

 

Un soir, alors que j ’étais hors de mon corps physique, je me sentis appelée vers le continent américain. À la vi­tesse de la pensée, le corps de mon âme survola des conti­nents, puis des villes, pour ralentir enfin au-dessus d ’un groupe d ’habitations et plus précisément, vers une petite maison mitoyenne, sans caractéristique particulière. Seule, une boîte aux lettres semblable à toutes celles de la rue me laissa deviner le nom de «Simon R ...» . L’aube pointait déjà à l’horizon d ’un ciel sans nuage lorsque la même force qui m’avait dirigée vers ce lieu, me fit pénétrer dans la maisonnette. Je me contentai simple­ment d’être là et de regarder. Au bout de quelques minutes, un bruit, venant de ce qui me semblait être la chambre, me fit deviner que l’heure du lever venait de sonner. Un hom­me de petite taille, cheveux bruns et style italien, sortit, vi­siblement encore à demi endormi, pour se diriger vers la salle de bain.

 

 

«Contente-toi de le suivre, me dit une voix tranquille, regarde simplement ce qui se passe autour de lui durant cette journée.» En effet, derrière lui, une traînée grise semblait sortir de lui et telle une longue bande laiteuse, le suivre imperceptiblement dans ses moindres déplacements. Le réveil, programmé pour sept heures précises, émit un insipide chant d ’oiseau. Un chant d ’oiseau qui ne res­semblait à rien et surtout pas à un oiseau, tout au plus à une crécelle... Dans la traînée grise, de petites bulles s’échap­pent, traductrices fidèles de Simon qui a l’impression de s ’être encore «fait avoir» par un vendeur de réveils peu scrupuleux.

 

 

La voix qui maintenant m ’accompagne, précise : «Chaque matin, le réveil est identique et Simon peste contre lui-même et sa facilité à tomber dans les pièges des vendeurs affables. En fait, tout cela n ’aurait que peu d’im­portance et Simon pourrait jeter aux ordures ce réveil qui l ’obsède... Mais non, les choses ne sont pas aussi simples car «se faire avoir» est justement le leitmotiv qui revient toujours dans la vie de cet homme qui va maintenant vers la quarantaine. La vie de Simon n ’est pas triste, elle est simplement sans but, son travail est alimentaire et ses amours, si l’on peut parler d’amour, lui permettent surtout de ne pas se sen­tir seul. Rien à signaler et Simon se dit qu’après tout, la plu­part des gens sont comme lui... Des amis, il n ’en a pas, d ’ailleurs il se méfie. Accorder sa confiance, voire son amour, cela veut dire aussi prendre le risque de «se faire avoir» et ça, c ’est ce qui le met toujours hors de lui. Il a tou­jours la sensation qu’on l’attend pour abuser de sa confiance, pour «l’avoir». En fait, il est toujours sur la défensive. Mais,continue à le suivre et regarde !»

 

 

La voix se fait plus insistante. Je l ’écoute et suis Simon qui s’apprête à partir, sans prendre la peine de dé­jeuner, ni de remonter les stores de sa petite maison. Aujourd’hui pourtant, lorsqu’il prend sa petite voiture pour se rendre à son travail, il paraît d’humeur égale. Un ac­cident sur la route : «il ne manquait plus que ça» murmure Simon à voix à peine audible et pour lui seul. Le temps s’écoule et les voitures vont au pas, collées les unes derrière les autres. Simon regarde sa montre, visiblement très agacé par le retard qu’il est en train de prendre. De petites bulles colorées s ’échappent de sa tête. Elles l’entourent bientôt d’un nuage gris clair, parsemé de petits points rouges, signes avant-coureurs d ’une impatience et d ’une impulsivité très présentes. Ces petites sphères apparaissent puis s’évaporent avec rapidité, juste pour moi le temps d ’y percevoir une couleur, puis une autre, mais guère plus. Ce sont les pensées de Simon, qui se bousculent en lui et autour de lui. Ces pensées n ’auront qu’une action temporaire et li­mitée. Cependant, certaines d ’entre elles vont attirer à elle de petites entités facétieuses, celles qui prennent plaisir à augmenter notre nervosité ou notre désarroi dans certaines circonstances.

 

 

Tout est interconnecté et il est fabuleux de pouvoir le constater dans notre simple vie quotidienne.

Que se passe-t-il ?

Sur un plan plus subtil, l’énervement va donner naissance à de petites pensées sans grande importance, mais qui vont attirer, par un phénomène élec­tro-magnétique, de petits êtres de l’éther qui aiment à expérimenter la matière dense. Par l’intermédiaire des pensées émises, ces «entités» vont se servir de la matière énergétique émise pour créer de petits épisodes augmen­tant encore l’action de ces pensées. Une pensée, contenant une matière qui traduit l’agace­ ment, sera ainsi utilisée pour attirer à elle de petits événe­ments ayant une syntonie entre eux. Ainsi, nous verrons les tracasseries s ’accumuler les unes après les autres.

 

 

Nous sommes encore très ignorants du fait qu’une simple pensée est faite dans d’autres dimensions d ’une matière dense et malléable. Ne sommes-nous pas bien souvent aux prises avec un feu qui passe au rouge, un piéton qui passe au vert, une marche que l ’on n ’a pas vue et tout ce qui peut nous retarder der le jour où nous sommes le plus pressé ? Cependant, une pensée n ’est pas une FP. Pour qu’une FP puisse prendre forme, nous l’avons vu auparavant, il faut une rencontre avec un évènement important à nos yeux et que cet événement nous le traduisions avec une grande émotion. Pour que cette FP persiste et s ’amplifie, il est nécessaire qu ’il y ait par la suite, répétition. C ’est-à- dire que devant des événements analogues, nous continuions à réagir de la même façon.

 

 

Mais rejoignons Simon... et ses FP qui nous atten­dent. La petite voiture tourne dans une grande artère pas­sante, elle ralentit sa course et visiblement «notre homme» cherche à se garer. Toutes les places sont occupées et cela ne fait qu ’accroître le désarroi de Simon. «Tout s’en mêle aujourd’hui» grommelle-t-il à voix basse. Mal garé, il se jette hors de sa voiture et se précipi­te vers la grande porte vitrée de ce qui semble être son lieu de travail. «Le chef t ’attend dans son bureau» lui murmure à l’oreille la secrétaire blonde et ronde qui semble un peu amoureuse de lui et elle ajoute : «il est de méchante hu­meur ce matin, attends-toi à sa colère.» «C’est injuste !»

 

 

Simon n ’est habité que par ces seuls mots qui grondent au fond de lui. Lorsqu’il ressort du bu­reau, il est plein d ’une colère à peine contenue. «Comment est-ce que ça a pu tomber sur moi, c ’est parfaitement injuste ! Moi qui reste si souvent après tout le monde et ne regarde pas aux heures supplémentaires ! Tu le sais bien toi!» lance-t-il d ’un ton vif à la jeune femme de l’accueil qui se contente d ’acquiescer d ’un pâle sourire. Des ondes d ’un rouge sombre s ’échappent de Simon telles des banderoles colorées, tandis qu’il regagne une petite pièce qui lui sert, sans doute, de bureau. La sensation d ’injustice et celle de «se faire avoir» prennent toute la place. Aveuglé par ces sentiments pertur­bateurs, il songe à réagir. Il pense même à donner sa démission tant sa colère est grande et complètement démesurée en rapport des faits. Et tandis qu’il fouille dans une sacoche et essaie de se calmer, je peux voir les longues bandes rou­geâtres qui continuent à sortir de Simon et de son troisième plexus.

 

 

Ces formes, imprégnées de colère, vont alors com­mencer un étrange ballet. Tour à tour, elles vont aller d ’une personne à l’autre, d ’un bureau à l ’autre et passer auprès de tous les occupants des lieux. Elles vont, telles des serpents à têtes multiples, s’approcher et toucher chacun, même les moins concernés qui n ’ont rien vu de l’épisode qui vient de se dérouler. Le curieux ballet va durer quelques minutes qui paraissent bien plus longues, en regard du nombre de réactions qui se déroulent dans ce petit laps de temps. Une secrétaire, touchée, lève la tête comme pour réfléchir. La forme rouge a réveillé en elle un point sensible et elle pen­se avec colère aux paroles violentes de son mari, ce matin au petit-déjeuner. Elle le quitterait bien d ’ailleurs, celui-là, si elle en avait le courage et si elle n ’avait pas peur de se retrouver seule.

 

 

Une autre tête chercheuse, issue de la même forme rouge passe simultanément sonder un homme extérieur à l’équipe et venu là pour demander un devis. Il attend tranquillement d ’être reçu, tout en feuilletant quelques revues déposées là à cet effet. La tête serpentine passe et semble le flairer pour trouver quelque chose qui puisse l’alimenter. Mais non, après plusieurs essais, elle re­part. Visiblement, cet homme n ’a rien à voir avec les émo­tions de colère dégagées par la forme. Une jeune stagiaire, quant à elle, à peine touchée par la tête de l’hydre, éclate en sanglots nerveux. Elle a perdu un dossier et vient de tout fouiller, sans résultat...

 

 

Toutes les personnes du bureau sont ainsi, tour à tour passées en revue et par chance, il n ’y a ni plantes, ni animaux, car ils n’auraient, sans aucun dou­te, guère échappé à cette déroutante inspection. Les têtes rejoignent enfin la matrice d ’où elles sont issues et l’étran­ge ballet cesse, légère pause dans une histoire qui ne fait que commencer. Le bureau respire une atmosphère tendue et prête à exploser. Pendant ce temps, Simon, ignorant de tout ce qu’il a généré, essaie en vain de retrouver sa séré­nité et se dit qu’aujourd’hui tout le monde est bien énervé.

 

 

Si seulement Simon savait et si nous tous nous savions ce qui peut se passer, serions-nous assez responsables pour ne pas générer de telles situations? C ’est encore la question que je me pose ! Chez Simon, la masse d ’un rouge sombre qui est sortie avec violence de son troisième chakra, est aussi reliée à la région du foie et de la vésicule. Sur son passage, elle déchire les auras successives de son créateur et va se placer, non loin de lui, vers son épaule droite. Puis, une partie de l’énergie de la forme rouge sombre, imprégnée de toute la colère du moment, se détache de lui.

 

 

Je sens maintenant que c ’est elle que je dois suivre. Cela s’impose à moi com­me une absolue nécessité. À la suite de cette énergie destructrice, je voyage et pénètre derrière elle dans un vortex de non-lumière, à une vitesse vertigineuse. Je me sens brutalement projetée dans un univers rouge et noir, violent à l’extrême et dans lequel j ’étouffe. L’Ombre m ’entoure et m’envahit peu à peu. Je deviens cet univers et je ne me retrouve plus dans cette vio­lence qui m ’habite. «Pulsions» est le mot qui me vient à présent. Je me sens habitée ou plutôt possédée par des énergies qui ne sont pas miennes, je le sais encore, mais pour combien de temps. J’ai envie de mordre, de tuer, de couper, de torturer et plus encore, j’ai envie de hurler ma haine, mon désespoir, ma vengeance. Je sais que je ne suis pas ces énergies et pourtant, combien il est difficile de ne pas s’identifier à elles. Elles sont là, dévoreuses d ’espoir et d ’identité ! Je les sens puissantes, parfois extérieures, par­fois intérieures à moi. Elles viennent me chercher là où je ne le veux pas. Elles sont comme des pieuvres aux mille tentacules qui flairent la moindre faille, qui sentent là où l’on est faible, là où l’on résonne de concert avec elles. En fait, je m ’aperçois que peu à peu, je perds toute structure et la peur m ’envahit. Si je continue de la sorte, je vais bruta­lement regagner mon corps et ce n ’est pas ici le but...

 

 

La pression redouble alors, les coups atteignent leurs buts, le doute m’envahit et je me demande si cette haine, après tout, n’est pas aussi un peu de moi. La colère gronde en moi et autour de moi avec une telle force que je n ’ai qu’une envie, la vomir et m ’en libé­rer sur n ’importe quoi, sur n ’importe qui. Je ne maîtrise plus rien, je supplie et j’attends. La nausée s’intensifie et si ça continue, je vais y laisser même mes corps de lumière qui ne sont à présent que d’ombre. Du moins c ’est ainsi que je le perçois... des visages hideux et grimaçants pénè­trent l ’opacité qui m ’entoure, des membres coupés flottent dans la puanteur ambiante, des instruments de torture pas­ sent et disparaissent, des cris de haine et de douleur habi­tent ces lieux. Je ne peux plus et je ne veux plus être là. Mon corps physique m’appelle et je sens que je vais repartir mais je ne veux pas emmener ces énergies à ma suite.

 

 

C’est alors qu’en moi s’inscrivent les mots d’un de mes enseignants de Lumière :
«Le Diable n ’est qu’une énergie débridée, générée par les formes éparses de vie qui partent à la recherche de la Vie. Il est la masse informe des suffisances et des peurs, que chacun de nous, particule de feu, sème, nourrit et ren­contre, plus ou moins sur son chemin de liberté.»

Une lumière se fraye un chemin en moi, une lumière et une voix, qui tel un baume, apporte un peu de paix en mon âme :

«Tu es dans l’égrégore alimenté par les colères des Êtres de la Terre. Ce n’est qu’un ballon qui se dégonflera dès que tu ne le craindras plus, dès que tu ne lutteras plus contre lui. Cesse de résister et de lui donner une réalité. Reconnais-le pour ce qu’il est, une masse d ’énergie qui, si elle n ’est plus alimentée, disparaîtra comme elle est venue. Elle disparaîtra à tes yeux et ne continuera son action que pour ceux qui l’alimentent encore».

 

 

Instantanément, je sens que quelque chose en moi ne lutte plus et se détend... Je suis sortie de la sphère et regagne mon corps phy­sique qui m ’attend. Tout s’est passé très vite et le temps hu­main me paraît encore une fois terriblement factice. Je m’en rends compte de plus en plus, à chaque expérience hors du corps, là où l ’espace et le temps ont d ’autres me­sures... Le temps est une dimension psychologique de notre monde et de notre cosmos. Il y a des kilomètres tem­porels et ceux-ci sont en rapport étroit avec la vitesse de la pensée émise dans ces mondes. L’enfer décrit par Dante pourrait bien ressembler à ce lieu, n ’est-ce pas cela qu’il a visité lui aussi et qu’il a dé­crit?

 

 

Je ne veux plus retourner dans l ’égrégore que je viens de quitter et j ’attends patiemment quelques heures avant qu ’un appel hors du corps ne se représente. L’appel ne tarde pas à se faire, pressant, impérieux, et je sors de mon corps sans intention autre que celle de mieux faire com­prendre le chemin pris par une FP. Dans notre ciel constellé d ’étoiles et où traînent quelques nuages, bien peu savent que d ’autres formes vivent aus­si et occupent l’espace sur un plan différent de conscience. Que de vies nous ne voyons pas avec nos yeux de chair et pourtant qui sont là, actives et se moquant de notre cécité. Des formes, il y en a des centaines, voire des milliers, je suis parfaitement incapable de les dénombrer mais je les vois, je les sens. Je ne suis plus qu’un minuscule point de conscience qui voit, dans un Univers immense où tout est en mouvement.

 

Une voix tout au centre de moi me guide et m ’enseigne:

«Les égrégores de l’humanité terrestre ont une action dans la mesure où ils sont entretenus. Ainsi, la FP de colère générée par Simon, a laissé une partie de son énergie rega­gner l’égrégore des colères et des violences qui sont ainsi nourris et renforce son action. Viens et suis-moi !»

 

 

Je ne vois personne mais tel un fil invisible, je sens une direction vers laquelle mon corps de lumière se dirige. Là-bas, sur Terre, il y a un petit village qui m’attend. Un petit village de nos campagnes françaises, lové au creux d ’un vallon, avec son clocher et ses vignes alentours. Avec le corps de mon âme, je me laisse flotter vers une maisonnette au toit de tuiles rouges. Tout est calme autour de moi, dans ce décor d’aube champêtre et paisible, lorsque tout à coup, la porte de la maison claque avec violence. Un homme d’une cinquantaine d’années, suivi d’un jeune homme de vingt ans environ en surgissent. Tous deux ne sont visiblement pas d’accord et une discussion les anime avec colère, presqu’avec violence. Je ne sais pas de quoi il s’agit, mais je perçois simplement les volutes qui s’échappent des deux personnes et ne laissent aucun doute sur leurs sentiments respectifs.

 

Les deux hommes sont de plus en plus agressifs lorsque, tout à coup, je vois venir vers eux la forme à têtes multiples qui avait été générée par Simon à des milliers de kilomètres de là. Que fait-elle donc ici ? Elle n ’est pas seule et plusieurs autres formes, hi­deuses, la suivent puis la précèdent. Elles se mêlent étroi­tement, comme dans une fusion intense, aux énergies déjà émises par les deux hommes puis, sans que je sache pour­quoi, elles semblent avoir une prédilection pour le plus jeune. Elles l’entourent et je vois peu à peu une colère des­tructrice s’emparer du jeune homme. Il ne se contrôle plus et rentre dans la maison avec une rapidité étonnante. Il en ressort aussitôt avec un objet brillant à la main. La forme de l’objet se précise et je suis hébétée... «Non, ce n’est pas possible, il ne va pas le tuer!» De là où je suis, je ne sais que faire et j ’envoie avec toutes les forces que je suis capable de réunir, des pensées de paix. Je le vois, ces pensées vont vers les deux hommes mais elles ne les atteignent pas. Elles sont retenues par d ’autres ondes colorées qui les empêchent d ’avancer.

 

 

Tout va très vite et je comprends soudainement qu’avec mes pensées de paix, je génère aussi des énergies de doute qui entravent mon action.

C ’est alors que d ’autres ondes viennent se mêler aux miennes et renforcer les premières FP que j’ai émises avec force. La petite voix au centre de mon être se fait enfin en­tendre :
«Ne crains rien, d’autres FP issues d’égrégores sont en action elles aussi, elles sont façonnées par l’Amour qui, au-delà de tous les différents, unît ces deux êtres. Par leur énergie, elles attirent aussi à elles des FP de la même qua­lité. En fait ce père et son fils s’aiment et cet amour va attirer aussi tout un réseau de fils de lumière généré par cela.»

Après des minutes qui me semblent interminables, les deux hommes roulent par terre et en peu de temps, le plus jeune prend le dessus. Les FP les entourent, les lumineuses et les sombres semblent, elles aussi, en lutte. C ’est alors que le «miracle» se produit. En l’espace d’un éclair, le plus jeu­ne des deux hommes s’arrête un instant, regarde le couteau qu’il tient dans la main et le jette loin de lui, épouvanté par l’instrument, comme s ’il le percevait enfin pour la première fois. Il regarde son père étendu sous lui et d ’un mouvement de colère contre lui-même, cette fois, il se relève en grom­melant : «Je suis vraiment stupide, pardonne-moi si tu le peux.» Puis, il s ’en va d ’un pas chancelant, pour se perdre un peu plus loin, dans un petit bois tout proche.

 

 

La colère et la violence qui accompagnent les FP se sont dissoutes comme par magie et autour de l’homme plus âgé, qui se relève et époussette machinalement ses vête­ments, absorbé dans ses propres pensées, il ne reste plus que des ondes paisibles qui semblent retisser l’Éther autour de lui. Je n ’ai plus rien à faire ici et je regagne, cette fois en­core, mon corps physique qui m ’attend patiemment. Je m ’interroge.

Et si ces deux personnes n’avaient eu aucun lien affectif, les FP d’Amour, auraient-elles eu le dessus ?

 

Je sais qu’à ce niveau de lecture, certains d’entre-vous douteront de la véracité de mes écrits. Cependant, il est temps de nous éveiller à tout ce qu’est capable de générer une FP et aux liens qui nous relient tous, les uns aux autres, au-delà de la distance et du temps. Si nous continuons à ignorer cela, d’autres ne l’ignorent pas et s’en servent déjà pour nous asservir et faire de nous de loyaux serviteurs à notre insu et à nos dépens. Mère Térésa, qui n’appelait pas cette énergie par le nom de FP qu’elle ignorait, connaissait à sa façon, son ac­tion. Elle avait mis en place un service efficace et bien par­ticulier. Elle demandait aux personnes qui étaient malades ou alitées et qui auraient aimé servir sa cause, de parrainer une sœur de sa congrégation. Chaque sœur était ainsi reliée à son parrain ou à sa marraine par les pensées et les lettres d ’amour et de soutien qui lui étaient envoyées. Lorsque j’ai rencontré Mère Térésa et ses sœurs, celles-ci étaient una­nimes pour dire combien cette aide de pensée à distance fa­cilitait leur action.

Moins de fatigue, plus de courage, plus de sérénité..

.

Nous ne sommes pas coupables de nos pensées mais responsables de nos créations. Tant que nous n ’en serons pas conscients, nous donnerons, tour à tour et sans discer­nement, la main à des énergies que nous croyons tellement loin de nous, que nous n ’y pensons même pas. Et pourtant, si nous savions, combien de fois nous contribuons aux guerres, aux famines, aux destructions de tout ordre, nous en serions les premiers affectés. Soyons sûrs que l’aumône de quelques sous, ne pourra à elle seule, changer le cœur du macabre jeu qui se joue actuellement sur la planète Terre.

 

(Extrait du livre “Formes-Pensées – Anne Givaudan – Editions SOIS)

 

 

 

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(Merci d'inclure cette ligne si reproduction. ©Nath Shu du site http://vivons-la-lumiere.blog4ever.com/.)

 



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19/02/2016
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